mardi 27 mars 2012

Claudine et la robe grise

Cette petite robe grise a fait son apparition dans ma garde-robe il y a deux ou trois ans. Pour une poignée de change, j'en ai fait l'acquisition lors d'un passage à l'Armée du Salut. Trop longtemps, la mal-aimée a benché dans ma penderie.

Un jour de printemps, à l'heure du ménage annuel, je l'ai retrouvé. "Ça passe ou ça casse" me suis-je dit. Si je n'arrive pas à porter la tristounette little gray dress, je la donnerai. Ce défi personnel m'a amené à créer quelques kits avec la rescapée.


Un peu courte et surtout très ample, la robe me semblait bien difficile à matcher. C'est pourquoi j'ai commencé à la porter avec des collants très opaques ou des vestons un peu cintrés.

J'ai profité de son côté classique et de sa couleur sobre pour m'éclater avec des couleurs olé olé.


Au boulot ou le weekend, j'ai joyeusement trouvé comment la porter. C'est pas compliqué, j'ajuste sa sobriété à mes humeurs quotidiennes. La robe oubliée s'est transformée en vêtement clé !

jeudi 15 mars 2012

Claudine voyage au Mogador

J'ai goûté à l'été. J'en veux encore, mais Dame Nature semble revenir à la normale. Pour étirer cette envie de soleil, j'ai mangé au Mogador sur Beaubien. Mogador comme dans "ville marocaine" et Beaubien comme dans "à côté de chez nous". L’exotisme à portée de main, quoi !

Le restaurant est un secret bien gardé des résidents du quartier Petite-Patrie. Plusieurs y vont pour grabber un couscous sur le pouce. Une bonne idée, mais à voir le décor, j'ai préféré profiter des couleurs chaudes et des tables à plateaux métalliques pour y souper
avec une amie.
Comme prémisse, Cloé a choisi la soupe Harira (pois chiches, lentilles, céleri, tomates et coriandre) et l'épais bouillon au goût nord-africain l'a charmé.
Séduite par les mots "compote d'aubergine" lorsque notre aimable serveur a décrit la salade, j'ai opté pour cette entrée. Un choix juste puisque la généreuse assiette a assouvi mon envie de légumes frais.
En tête d'affiche de l'autre côté de la table : la tajine de poulet aux citrons confits et olives. Le repas, sans aucun doute fait par un connaisseur, a été servi en quantité raisonnable.
Pour maximiser l'expérience, j'ai opté pour le couscous Mogador, une spécialité de la maison ! Ravissant pour les yeux, le couscous enseveli par une montagne de légumes a chatouillé mes papilles. Question d'étirer le plaisir, la grande quantité de nourriture m'a aussi assuré un lunch pour le lendemain. (yes !)
Le repas s'est terminé sur une note sucrée. Pour être franche, je m'attendais à un dessert d'occasion - j'ignore d'ailleurs pourquoi - et finalement, on était en Cadillac. L'onctueuse crème caramel et son coulis savoureusement collant ont charmé mon amie. Côté baklawa, le frais petit carré feuilleté était parfaitement texturé, parfaitement sucré.
Pour une complète immersion, un thé à la menthe s'imposait. Le chaud liquide aux saveurs équilibrées était coquettement présenté. Cet incontournable était la date idéale du dessert de première classe. Le duo remporte l'étoile du match.

Le repas s'est terminé sur un doublé car la facture de cette table d'hôte trois services était tout sauf salée. Ce deux heures passé à bien manger, bien discuter et bien digérer nous a coûté une vingtaine de dollars... Et parlant de petits prix, parait que les déjeuners santé sont presque donnés !

Mogador
310, Beaubien Est

dimanche 11 mars 2012

Claudine dans La cuisine de Lili Margot

Certes, le lilas et la brocade de ses murs inspirent la féminité, mais la formule brunch de La Cuisine de Lili Margot a également une touche très féminine. Le concept appliqué dans le restaurant de la Petite-Patrie est un hybride entre le buffet et la formule du Subway.

En cinq étapes faciles et avec l'aide des chefs, on créer une assiette (ou deux) à notre goût.

1 - On visite le buffet d'agréments et on remplit notre coupe de ce qui nous plaît. Les aliments choisis iront dans une crêpe, une omelette ou sur un pain doré;

2 - On donne la coupe d'agréments aux chefs en précisant le choix de notre réceptacle comestible (crêpe, omelette ou pain doré) ainsique le choix de fromage (feta ou cheddar);


3- Lorsque l'assiette est chaude et assemblée, les dents sucrées aspergent le résultat d'un sirop, de chocolat ou d'un caramel de leur choix;

4- On mange;

5- On répète - si c'est encore possible -.

Dans le but d'avoir une crêpe sucrée-salée, j'ai rempli mon gobelet de pommes et de jambon. Avec du fromage cheddar et du sirop d'érable dégoulinant sur le dessus, le résultat de cette création était assez surprenant. Une seule assiette m'a suffi. Que dis-je, amplement suffi !
L'idée que cette formule ait quelque chose féminin me vient du fait que le menu n'offre pas d'oeufs tournés et qu'il y a une prédominance de possibilités sucrées. J'en conviens, ce commentaire est macho et généraliste. Cela dit, les amateurs de viande y trouvent leur compte avec les bouts de saucisses et autres charcuteries disponibles pour leur création.

Le concept sera particulièrement apprécié des gourmands puisque le prix du déjeuner est de 15,79 $. Il sera aussi apprécié des groupes qui cherchent à pimenter leur réunion avec une bonne dose de convivialité. J'y ai vu un brunch d'engagement où les membres des deux familles échangeaient gaiement autour du buffet... Intéressant !

Lili Margot
1141, rue Bélanger

jeudi 1 mars 2012

Autopsie d'une journée de thrifting

La tradition veut qu'au moins une fois par année, les copains et moi, on passe quelques jours au chalet -la maison de mes parents- pour garder le chien lors de leurs vacances. Chaque fois, on en profite pour faire la tournée des bazars et des sous-sols d'église du coin. Ma région d'adoption étant les Laurentides, je connais quelques bonnes adresses.


La majorité des thrift stores sont ouverts le samedi entre 8 h et 12 h. Par conséquent, notre journée débute tôt et au ralentie. On avale une toast en vitesse et on gambade d'une église à l'autre.

On farfouille les racks, on sort nos pièces coup de coeur et celles qui plairaient aux autres. Avec plusieurs radars aiguisés, on finit par y trouver notre compte.

Dans les bazars de régions, les produits sont vendus pour une bouchée de pain. Lors de cette chasse, j'ai trouvé un jolie chapeau de poil à 5 $. (Je suis d'accord, porté avec le col de fourrure c'est de l'abus de road kill.)


Quand midi sonne, la récompense du guerrier arrive : le déjeuner du camionneur ! La maigre toast du matin déjà loin, on s’attable aux Voltigeurs de Sainte-Thérèse pour se gaver d'une assiette graisseuse.


Les Voltigeurs sont un hybride entre le restaurant de grande chaîne et le resto de quartier. Le service est chaleureux et les prix sont ridiculement bas.

Le menu propose des classiques et quelques déjeuners santé. Mais t'auras deviné que le brunch santé, c'est pour les faibles. Les guerriers du thrifting ça mange pas d'fruits. Ça mange du bacon !
Après une telle journée, le sac de trésors qu'on rapporte à la maison n'est qu'un prétexte. Une excuse pour passer un moment de qualité entre amis, pour faire quelque chose qui nous allume. Mon royaume pour ces belles mâtinés d'amitié.


Les Voltigeurs
300, boul. Curé-Labelle

Sainte-Thérèse

Comptoir Dépanne-tout
45, boul. Curé-Labelle
Sainte-Thérèse

Maison D'entraide de Prévost
45, rue Victor
Prévost