jeudi 15 mars 2012

Claudine voyage au Mogador

J'ai goûté à l'été. J'en veux encore, mais Dame Nature semble revenir à la normale. Pour étirer cette envie de soleil, j'ai mangé au Mogador sur Beaubien. Mogador comme dans "ville marocaine" et Beaubien comme dans "à côté de chez nous". L’exotisme à portée de main, quoi !

Le restaurant est un secret bien gardé des résidents du quartier Petite-Patrie. Plusieurs y vont pour grabber un couscous sur le pouce. Une bonne idée, mais à voir le décor, j'ai préféré profiter des couleurs chaudes et des tables à plateaux métalliques pour y souper
avec une amie.
Comme prémisse, Cloé a choisi la soupe Harira (pois chiches, lentilles, céleri, tomates et coriandre) et l'épais bouillon au goût nord-africain l'a charmé.
Séduite par les mots "compote d'aubergine" lorsque notre aimable serveur a décrit la salade, j'ai opté pour cette entrée. Un choix juste puisque la généreuse assiette a assouvi mon envie de légumes frais.
En tête d'affiche de l'autre côté de la table : la tajine de poulet aux citrons confits et olives. Le repas, sans aucun doute fait par un connaisseur, a été servi en quantité raisonnable.
Pour maximiser l'expérience, j'ai opté pour le couscous Mogador, une spécialité de la maison ! Ravissant pour les yeux, le couscous enseveli par une montagne de légumes a chatouillé mes papilles. Question d'étirer le plaisir, la grande quantité de nourriture m'a aussi assuré un lunch pour le lendemain. (yes !)
Le repas s'est terminé sur une note sucrée. Pour être franche, je m'attendais à un dessert d'occasion - j'ignore d'ailleurs pourquoi - et finalement, on était en Cadillac. L'onctueuse crème caramel et son coulis savoureusement collant ont charmé mon amie. Côté baklawa, le frais petit carré feuilleté était parfaitement texturé, parfaitement sucré.
Pour une complète immersion, un thé à la menthe s'imposait. Le chaud liquide aux saveurs équilibrées était coquettement présenté. Cet incontournable était la date idéale du dessert de première classe. Le duo remporte l'étoile du match.

Le repas s'est terminé sur un doublé car la facture de cette table d'hôte trois services était tout sauf salée. Ce deux heures passé à bien manger, bien discuter et bien digérer nous a coûté une vingtaine de dollars... Et parlant de petits prix, parait que les déjeuners santé sont presque donnés !

Mogador
310, Beaubien Est

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