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dimanche 22 avril 2012

Claudine fait du Vieux vélo

Sa petite salle à manger est submergée de soleil et teintée de détails vintage. Ses tables et ses chaises rappellent les salles de classe de l'école primaire et ses images sur les murs nous parlent de la ville. Décidément, le Vieux vélo est un bel endroit.


Très sympa, le
staff accueille la clientèle comme s'il s'agissait de la parenté. Même si l'endroit est bondé par une faune locale, on nous tient au courant du temps d'attente et des tables qui tendent à se libérer. L'attention portée aux clients me fait chaud au coeur, particulièrement parce que je suis accompagnée de ma famille.


Chipotle, jambon de bonne qualité et oeufs recouverts d'une sauce hollandaise citronnée, c'est grosso modo le portrait de mon déjeuner. Les bénédictines de ce resto de la Petite-Patrie sont vantés de part et d'autre. On dit qu'ils sont les meilleurs de Montréal.

Les meilleurs de tous ? Je ne pourrais dire, mais j'affirme haut et fort que la sauce hollandaise est divinement bonne. Elle n'est pas trop grasse et le citron est une
plus value efficace.

Les assiettes me rappellent les petits déjeuners du chalet. Le chef
pimpe judicieusement ses classiques, par exemple cette poignée de céréales salées et rôties sur le pain doré sucré. Ce repas n'a pas survécu, j't'en passe un papier.

Pour trois raisons forts simples, j'aime bien le Vieux vélo. C'est pas cher (12 $ environ, avec un café au lait), le personnel est chouette et la bouffe est bonne. Tout a été dit.

Vieux Vélo
59, Beaubien Est

dimanche 15 avril 2012

Claudine et le petit café scandinave

Oh que oui ! La poutine-o-phile que je suis a trouvé chaussure à son pied dans un sympathique resto de la Petite-Patrie. Le café Ellefsen a compris le principe d'une bonne poutine.


La réussite du plat repose sur trois aspects forts simples. D'abord, une belle coupe pour les pommes de terre
maison, qu'on évite de noyer dans l'huile. Ensuite, on veut une bonne quantité de sauce brune et finalement, un fromage de qualité.

Jusque-là tout va bien, mais on n'est pas tant impressionnés. Le fun commence quand on pense que le menu du Ellefsen est inspiré de spécialités norvégiennes. Le concepteur du menu a savamment ajouté de la morue à sa poutine. La morue ferme, salée et coupée en cube est mélangée aux autres ingrédients. Le poisson n'éclipse pas les autres saveurs, il est juste assez présent pour ajouter du "oumf" !


Le café offre aussi la poutine spéciale (avec chanterelles) et la poutine norvégienne (avec boulettes
norvégiennes). Les amateurs de poisson seront ravis de goûter les blinis au caviar. Des galettes de sarrasins nappées d'une crème sure à l'aneth, couronnées d'un tourbillon de gravlax et de caviar. Ça "pop" sous la dent et la fraîcheur du plat nous charme.


Le café, avec sa déco épurée, est idéal pour une date
casual ou un tête-à-tête amical. Un 20 $ (sans compter le pourboire) suffit pour une pinte de Carlsberg et une poutine. Génial pour monsieur qui paiera la facture sans se mordre les doigts, génial pour madame qui acceptera sans se sentir coupable !

Ellefsen
414, rue Saint-Zothique

jeudi 15 mars 2012

Claudine voyage au Mogador

J'ai goûté à l'été. J'en veux encore, mais Dame Nature semble revenir à la normale. Pour étirer cette envie de soleil, j'ai mangé au Mogador sur Beaubien. Mogador comme dans "ville marocaine" et Beaubien comme dans "à côté de chez nous". L’exotisme à portée de main, quoi !

Le restaurant est un secret bien gardé des résidents du quartier Petite-Patrie. Plusieurs y vont pour grabber un couscous sur le pouce. Une bonne idée, mais à voir le décor, j'ai préféré profiter des couleurs chaudes et des tables à plateaux métalliques pour y souper
avec une amie.
Comme prémisse, Cloé a choisi la soupe Harira (pois chiches, lentilles, céleri, tomates et coriandre) et l'épais bouillon au goût nord-africain l'a charmé.
Séduite par les mots "compote d'aubergine" lorsque notre aimable serveur a décrit la salade, j'ai opté pour cette entrée. Un choix juste puisque la généreuse assiette a assouvi mon envie de légumes frais.
En tête d'affiche de l'autre côté de la table : la tajine de poulet aux citrons confits et olives. Le repas, sans aucun doute fait par un connaisseur, a été servi en quantité raisonnable.
Pour maximiser l'expérience, j'ai opté pour le couscous Mogador, une spécialité de la maison ! Ravissant pour les yeux, le couscous enseveli par une montagne de légumes a chatouillé mes papilles. Question d'étirer le plaisir, la grande quantité de nourriture m'a aussi assuré un lunch pour le lendemain. (yes !)
Le repas s'est terminé sur une note sucrée. Pour être franche, je m'attendais à un dessert d'occasion - j'ignore d'ailleurs pourquoi - et finalement, on était en Cadillac. L'onctueuse crème caramel et son coulis savoureusement collant ont charmé mon amie. Côté baklawa, le frais petit carré feuilleté était parfaitement texturé, parfaitement sucré.
Pour une complète immersion, un thé à la menthe s'imposait. Le chaud liquide aux saveurs équilibrées était coquettement présenté. Cet incontournable était la date idéale du dessert de première classe. Le duo remporte l'étoile du match.

Le repas s'est terminé sur un doublé car la facture de cette table d'hôte trois services était tout sauf salée. Ce deux heures passé à bien manger, bien discuter et bien digérer nous a coûté une vingtaine de dollars... Et parlant de petits prix, parait que les déjeuners santé sont presque donnés !

Mogador
310, Beaubien Est

dimanche 11 mars 2012

Claudine dans La cuisine de Lili Margot

Certes, le lilas et la brocade de ses murs inspirent la féminité, mais la formule brunch de La Cuisine de Lili Margot a également une touche très féminine. Le concept appliqué dans le restaurant de la Petite-Patrie est un hybride entre le buffet et la formule du Subway.

En cinq étapes faciles et avec l'aide des chefs, on créer une assiette (ou deux) à notre goût.

1 - On visite le buffet d'agréments et on remplit notre coupe de ce qui nous plaît. Les aliments choisis iront dans une crêpe, une omelette ou sur un pain doré;

2 - On donne la coupe d'agréments aux chefs en précisant le choix de notre réceptacle comestible (crêpe, omelette ou pain doré) ainsique le choix de fromage (feta ou cheddar);


3- Lorsque l'assiette est chaude et assemblée, les dents sucrées aspergent le résultat d'un sirop, de chocolat ou d'un caramel de leur choix;

4- On mange;

5- On répète - si c'est encore possible -.

Dans le but d'avoir une crêpe sucrée-salée, j'ai rempli mon gobelet de pommes et de jambon. Avec du fromage cheddar et du sirop d'érable dégoulinant sur le dessus, le résultat de cette création était assez surprenant. Une seule assiette m'a suffi. Que dis-je, amplement suffi !
L'idée que cette formule ait quelque chose féminin me vient du fait que le menu n'offre pas d'oeufs tournés et qu'il y a une prédominance de possibilités sucrées. J'en conviens, ce commentaire est macho et généraliste. Cela dit, les amateurs de viande y trouvent leur compte avec les bouts de saucisses et autres charcuteries disponibles pour leur création.

Le concept sera particulièrement apprécié des gourmands puisque le prix du déjeuner est de 15,79 $. Il sera aussi apprécié des groupes qui cherchent à pimenter leur réunion avec une bonne dose de convivialité. J'y ai vu un brunch d'engagement où les membres des deux familles échangeaient gaiement autour du buffet... Intéressant !

Lili Margot
1141, rue Bélanger

mercredi 5 octobre 2011

Claudine et Umberto

Dans la veine Italian do it better, j'ai découvert un chouette café dans mon quartier. Il s'agit d'un tout petit café italien à l'angle des rues Cartier et Bélanger, dans la Petite-Patrie. Café Umberto est très basique, voire rustique.






On y sert quelques pâtisseries, tout ou plus deux ou trois sortes de chaussons.
Pour un montant dérisoire (5 ou 6 $) on peut y manger un copieux panini à la garniture de son choix. Les légumes, comme la viande sont frais et généreux.


Et la particularité de ce café, c'est quoi ? C'est justement le café. On peut y boire un très bon espresso pour la modique somme de 1, 50 $. Le latté -à 2,50$- est aussi très bon, la quantité de lait est bien dosée et le café juste assez corsé. Clairement, on ne paie pas pour le nom de la bannière, pour le décor ou pour le wi-fi. On va à l'essentiel : le café.




Tu es résident du quartier et amateur de bon café ? Ajouter le Café Umberto à ta routine du matin me semble une très bonne idée. Avec un peu de chance, tu pourras y voir un groupe d'hommes âgés jouant aux cartes et parlant un dialecte italien. Ça ajoute au charme de l'endroit !

Café Umberto
1834, rue Bélanger

dimanche 18 septembre 2011

Claudine et le Coyote

Du service, en passant par l'éclairage, plusieurs facteurs entourent la réussite d'une expérience culinaire. Il n'est pas nécessaire de viser l'excellence dans tout. L'important est que l'assiette, la compagnie et les lieux répondent aux attentes et besoins du moment.


J'aborde chaque sortie de cette façon et c'est ce qui fait que j'apprécie tant les sorties et les endroits simples. Il n'y a rien comme un déjeuner à 10 $ dans un restaurant de quartier pour me faire plaisir. D'ailleurs, c'est dans cette catégorie que vient s'inscrire le Café Coyote, situé dans la Petite-Patrie, à côté du métro Beaubien.




Le Café Coyote est le genre d'endroit où le café a un goût d'eau de vaisselle, mais on le boit quand même. C'est le genre d'endroit où le menu est très simple, mais on s'y régale quand même. En fait, le Café Coyote est un restaurant de quartier où l'on aime déjeuner un lendemain de party. À la limite, l'éclairage aux néons et la décoration "raboutée" ajoute au charme du commerce.


Les pommes de terre déjeuner abondent dans les grandes assiettes blanches et goûtent ce qu'elles doivent goûter. Vous me suivez ? Le sandwich fait de pains dorés peut sembler étrange mais, je confirme qu'il est parfait pour les amateurs de sucré-salé.


Oubliez les montagnes de fruits sculptés et le latte onctueux. Ce resto ne s'adresse pas aux fines bouches. Pour l'apprécier, il faut avoir envie de simplicité. Si vous jouer le jeu, je garantis que vous verrez le fonds de votre assiette et sortirez de table le sourire accroché à votre minois. Tout ça pour un repas à 10 $, c'est pas mal non !?



Café Coyote
751, rue Beaubien