lundi 9 avril 2012

Claudine et la gastronomie abitibienne

Sept heures de route à une voie - des fois deux, quand t'es chanceux - et bien des cochonneries plus tard, j'arrive en sol abitibien. Ma terre natale et les larges rues grises de mon adolescence m'ont manqué. Chaque année c'est la même chose. Une violente envie de retour au bercail me prend à la venue du congé pascal.

Je viens d'Amos, une ville de 12 000 habitants située au coeur de la région. J'y suis née et j'y ai passé une grande partie de mon adolescence. Qui dit adolescence, dit malbouffe. Qui dit malbouffe, dit poutine !

La première poutine que j'ai mangé reste indétrônable dans ma bouche et dans mon coeur. Il s'agit de la grasse et sauceuse poutine du viaduc.

Des amis de mes grands frères ont travaillé dans ce casse-croûte. En clair, lors de nos commandes familiales, on avait un billet VIP pour un surplus de sauce et de fromage. Chose excellente pour les ventes de Clearasil en région.

Le modeste snack bar à 4 banquettes n'a presque pas changé depuis mes 15 ans. Cela dit, une rumeur veut que la sauce à poutine ait changé en même temps que les propriétaires, il y a de ça quelques années.

Sauce originale ou pas, manger la fameuse poutine du viaduc ça goûte bon le souvenir et maintenant que je suis une grande personne -
genre-, je compte bien poursuivre la tradition...

Casse-croûte du viaduc
290, 4e rue Est
Amos

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